Vous lancez votre activité à Marseille et la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) revient sans cesse dans vos recherches ? C'est l'une des formes juridiques préférées des créateurs, pour de bonnes raisons : souplesse, protection sociale du dirigeant, image professionnelle. Mais entre les statuts à rédiger, le capital à déposer et la fiscalité à arbitrer, quelques choix faits trop vite peuvent coûter cher. Ce guide fait le point, sans jargon, sur la création d'une SASU en 2026 — et sur ce qu'un expert-comptable à Marseille peut vous apporter dès le premier jour.
Pourquoi la SASU séduit les créateurs à Marseille
La SASU, c'est une SAS avec un seul associé : vous. Elle combine plusieurs atouts qui expliquent son succès auprès des indépendants, consultants, artisans et jeunes dirigeants de la région.
- Responsabilité limitée : vos biens personnels sont protégés, vous ne risquez que le montant de vos apports.
- Un président assimilé salarié : vous cotisez au régime général, avec une meilleure protection sociale (hors assurance chômage) que le statut de travailleur non salarié.
- Une grande souplesse : les statuts se rédigent presque librement, ce qui facilite l'entrée future d'investisseurs ou la transformation en SAS.
- Des dividendes non soumis aux cotisations sociales : un avantage clé par rapport à l'EURL, sur lequel nous revenons plus bas.
Pour un créateur marseillais qui vise la crédibilité auprès de ses clients et une rémunération optimisée, la SASU coche beaucoup de cases — à condition de bien la paramétrer.
Les étapes de création, pas à pas
La création d'une SASU suit un parcours désormais entièrement dématérialisé, via le guichet unique de l'INPI.
- Rédiger les statuts : c'est l'acte fondateur. Objet social, capital, règles de direction, exercice comptable… chaque clause a des conséquences juridiques et fiscales.
- Déposer le capital social : sur un compte bancaire professionnel ou chez un notaire. Le capital minimum est de 1 €, mais un montant crédible (quelques centaines à quelques milliers d'euros) rassure banques et partenaires.
- Publier une annonce légale : dans un journal habilité du département des Bouches-du-Rhône.
- Déposer le dossier d'immatriculation : sur le guichet unique (procedures.inpi.fr), avec les statuts, l'attestation de dépôt de capital, l'annonce légale et les justificatifs du président.
- Recevoir votre Kbis : une fois le dossier validé, votre SASU obtient son numéro SIREN et son extrait Kbis. Votre société existe officiellement.
Les statuts ne sont pas un simple formulaire. La date de clôture de l'exercice, les modalités de rémunération du président ou la répartition entre salaire et dividendes se décident dès la création. Les corriger ensuite est possible, mais coûteux. Mieux vaut les caler correctement du premier coup.
Combien coûte une SASU ?
Le coût de création dépend de la façon dont vous vous y prenez. Voici les postes incontournables, en ordre de grandeur pour 2026 :
- Annonce légale : de l'ordre de 140 à 200 € selon le support.
- Frais de greffe / immatriculation : environ 40 €.
- Dépôt de la déclaration des bénéficiaires effectifs : quelques dizaines d'euros.
- Rédaction des statuts : gratuite si vous les faites seul (risqué), ou intégrée à un accompagnement par un professionnel.
À ces frais s'ajoutent, une fois l'activité lancée, la tenue comptable, l'établissement du bilan et les déclarations. C'est là qu'un cabinet vous fait gagner du temps et sécurise vos obligations.
La fiscalité de la SASU
Par défaut, la SASU est soumise à l'impôt sur les sociétés (IS). Ses bénéfices sont taxés à 15 % jusqu'à 42 500 € (sous conditions), puis à 25 % au-delà. Trois leviers méritent votre attention.
Salaire ou dividendes ?
En tant que président, vous pouvez vous verser une rémunération (soumise à cotisations, mais génératrice de droits sociaux) et/ou des dividendes. Contrairement à l'EURL, les dividendes d'une SASU ne supportent pas de cotisations sociales — ils relèvent en principe de la flat tax (prélèvement forfaitaire unique de 30 %). L'arbitrage optimal dépend de votre situation personnelle et de vos besoins de trésorerie.
La TVA
Selon votre chiffre d'affaires et votre activité, vous relèverez de la franchise en base ou d'un régime réel. Nous détaillons tout cela dans notre guide de la TVA 2026.
Option pour l'impôt sur le revenu
Sous conditions et pour une durée limitée, une SASU peut opter pour l'impôt sur le revenu. C'est parfois pertinent en début d'activité déficitaire — un calcul à faire au cas par cas.
SASU, EURL ou micro-entreprise ?
La SASU n'est pas toujours le bon choix. La micro-entreprise reste imbattable en simplicité pour tester une activité, et l'EURL peut être plus économique en cotisations pour certains profils qui se versent surtout une rémunération. Le bon réflexe : comparer les trois selon votre projet, votre niveau de revenu visé et votre besoin de protection. Nous avons consacré un article complet à ce comparatif : Micro, EURL ou SASU : quel statut choisir ?
Se faire accompagner par un expert-comptable à Marseille
Créer une SASU seul est possible ; la créer bien, c'est autre chose. Un expert-comptable local vous apporte :
- Le bon statut, dès le départ : on part de votre projet réel, pas d'un modèle générique.
- Des statuts sur mesure et un dossier d'immatriculation sans erreur, pour éviter les rejets et les allers-retours.
- Une stratégie de rémunération salaire/dividendes optimisée selon votre situation.
- Un interlocuteur de proximité qui connaît le tissu économique marseillais et reste joignable toute l'année.
Chez Neowise Expertise, cabinet d'expertise comptable à Marseille, nous accompagnons les créateurs de A à Z : choix du statut, prévisionnel, immatriculation, puis suivi comptable et conseil au fil de l'eau. Le premier rendez-vous est offert — l'occasion de valider votre projet avant de vous lancer.
Les erreurs fréquentes à éviter
- Choisir la SASU par défaut : sans comparer avec l'EURL ou la micro, on paie parfois plus de charges que nécessaire.
- Sous-évaluer le capital social : un capital de 1 € peut fragiliser votre crédibilité bancaire.
- Bâcler l'objet social : trop étroit, il vous bloque dès que vous développez une nouvelle activité.
- Oublier d'anticiper la rémunération : sans stratégie salaire/dividendes, la fiscalité globale peut vite grimper.
- Négliger les obligations post-création : comptabilité, TVA, bilan… une SASU implique un vrai suivi tout au long de l'année.
Bien construite, une SASU est un excellent véhicule pour se lancer et se développer sereinement à Marseille. Le secret : prendre les bonnes décisions dès la création, avec quelqu'un qui vous les explique clairement.
Vous créez votre SASU à Marseille ?
Profitez d'un premier rendez-vous offert pour valider votre statut, votre prévisionnel et votre stratégie de rémunération.
Prendre rendez-vous